(Le Nouveau Gabon) - Brice Olingui Nguéma, le président de la transition du Gabon, a officiellement lancé les travaux de réhabilitation de l’axe routier Bifoun-Lambaréné, ce 19 mars. Il s’agit d’un tronçon vital, d’un linéaire de 79 kilomètres, qui relie Libreville à l’intérieur du pays. Le coût total des travaux est estimé à 45,6 milliards de FCFA, répartis sur une période de trois ans, selon le Plan national de développement pour la transition (PNDT).
Ces travaux sont réalisés par l’entreprise Infra-Group, qui dispose d'un délai d'exécution de deux ans. Selon Gervais Medi Tsoka, directeur général des infrastructures de transport (DGIT) au ministère des Travaux publics, Infra-Group s'occupera de la réhabilitation complète des zones les plus endommagées de la route. Cela comprendra un renouvellement intégral de la structure routière, avec la mise en place de nouvelles couches. Notamment, « la couche de forme en matériaux latéritiques, la couche de fondation en gravier concassé, la couche de base en grave bitume et enfin la couche de roulement en béton bitumineux. Dans les zones moins détériorées, l'entreprise procédera à un renforcement de l'infrastructure existante pour garantir sa solidité sur le long terme », explique le ministère des Travaux publics.
Il convient de souligner que cet axe date de 1994. Construit par la société Dragages Gabon, il avait initialement une durée de vie de 15 ans. Mais, cette durée a largement été dépassée, contribuant ainsi à son délabrement progressif. La réhabilitation de cet axe devrait créer près de 500 emplois directs d’après les autorités gabonaises.
Par ailleurs, ce projet s'inscrit dans une volonté plus large de renforcer le réseau routier gabonais, dont une partie reste en mauvais état. Selon des données officielles, le Gabon dispose d’un réseau routier totalisant 10 384 kilomètres (hors voiries urbaines), dont environ 1800 kilomètres de route bitumée et 467 kilomètres de route non classées. Moins de 20 % de ce réseau est en bon état, ce qui met en évidence l’urgence d’investir dans la modernisation des infrastructures pour garantir la mobilité et le développement économique.
S.G