Le groupe Olam disposé à vulgariser son expertise numérique en Afrique centrale

Economie
lundi, 07 octobre 2019 17:41
Le groupe Olam disposé à vulgariser son expertise numérique en Afrique centrale

(Le Nouveau Gabon) - Le partage d’expérience et des techniques aura été l’un des enjeux de la 35e session du Comité intergouvernemental des hauts fonctionnaires et experts pour l’Afrique centrale tenue récemment à Malabo en Guinée Équatoriale.

Ce segment de la réunion avait pour but de susciter, créer et de développer des synergies entre différentes entités. C’est dans cette mouvance que s’est inscrite Olam. Le groupe singapourien s’est dit ouvert à un partage des expériences digitales mises en œuvre dans ses activités au Gabon. Alain Christian Ngadjui (photo), le contrôleur financier, audit et conformité, détaille les contours de cette expertise.

Le Nouveau Gabon : Comment justifier la présence d’Olam à cette 35e session du Comité intergouvernemental des hauts fonctionnaires axée sur la transformation numérique des économies de l’Afrique centrale ?

Alain Christian Ngadjui : Je suis très honoré de représenter le groupe Olam ici à Malabo pour ce sommet sur la transformation numérique. C’est un sujet d’actualité et en même temps un impératif pour les entreprises de la sous-région. Car, aujourd’hui, on ne peut pas prétendre se développer et se diversifier, sans s’inscrire de façon très profonde et durable sur cette logique de la révolution 4.0, qui est la transformation digitale dans notre sous-région.

LNG : À quel niveau se situe l’implémentation de la digitalisation chez Olam, entreprise agro-industrielle spécialisée dans les projets structurants ?

ACN : Olam constitue aujourd’hui un modèle dans la mise en œuvre de la numérisation de ses activités et services. Nous avons pensé depuis longtemps cette digitalisation, et nous l’avons implémenté dans la plupart de nos activités et plantations. Cette 35e session nous a aussi servi de cadre afin de présenter notre dispositif qui permet de mieux gérer et contrôler nos exploitations agro-industrielles.

Nous avons développé un produit qui s’appelle Agriphand, qui nous permet de contrôler, de surveiller les activités qui se déroulent dans nos plantations. On peut suivre tout le processus d’activités dans la plantation. C’est-à-dire, le suivi, l’entretient, la récolte des régimes de palme, jusqu’à leur transfert à l’usine pour la transformation. Nous avons également développé des drones pour la surveillance de nos plantations. Ici à Malabo, nous avons donc voulu montrer et partager cet exemple.

LNG : Cette numérisation ne concerne-t-elle que vos activités agro-industrielles ? On sait que vous êtes aussi engagés dans plusieurs secteurs d’activités au Gabon par exemple.

ACN : Sur l’aspect de nos activités logistiques, infrastructurelles et pour nos ports, nous sommes en train de développer un produit qui s’appelle Smalport. Il constitue la digitalisation de toutes les activités portuaires. Nous pouvons à travers ce produit, suivre le transport du minerai depuis le site d’exploitation, jusqu’au port. Grâce à ce dispositif, nous pouvons suivre même l’évolution du train, les consommations de carburant. En même temps, il nous permet de dépister des anomalies et des dysfonctionnements. Ce qui nous permet d’avoir une meilleure maitrise de nos activités.

LNG: Êtes-vous prêt au partage de cette expérience?

ACN : Effectivement, c’est d’ailleurs la deuxième raison pour laquelle nous sommes ici. En tant qu’investisseurs, nous sommes appelés à capter les meilleurs projets et voir comment les accompagner. Il nous revient également de mettre notre expertise au service de la communauté. Avec certains investisseurs présents dans cette salle, nous avons déjà pris part à un certain nombre de sommets régionaux et nous sommes en discussion pour implémenter des projets dans d’autres pays.

LNG : Alors quelle est la valeur ajoutée de cette transformation numérique dans vos activités ?

ACN : La valeur ajoutée que nous retirons de cette transformation numérique se situe à deux niveaux.  Le premier, c’est l’accroissement de la capacité. C’est-à-dire, le développement de nos activités en termes de productivité.

Le deuxième aspect quant à lui est relatif à la réduction des coûts. En effet, elle constitue aujourd’hui un impératif stratégique pour tous les grands groupes. À travers la numérisation de nos activités, nous éliminons les pertes de temps. C’est donc à travers ces deux dimensions que se trouve réellement notre valeur ajoutée.

LNG : Pouvez-vous décliner les retombées au niveau du Pays ?

ACN : Dans le monde entrepreneurial, plus les entreprises sont rentables, plus elles payent d’impôt et plus elles participent au Produit intérieur brut d’un pays. Raison pour laquelle, dans la sous-région, nous sommes un grand investisseur. Vous voyez donc que la transformation numérique est devenue un impératif pour nous et pour toutes les autres entreprises.

Propos recueillies par Stéphane Billé à Malabo en Guinée Équatoriale

 
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