La FAO recommande les partenariats public privé pour développer l’agro-industrie en Afrique centrale

Agro & Bois
lundi, 11 novembre 2019 09:48
La FAO recommande les partenariats public privé pour développer l’agro-industrie en Afrique centrale

(Le Nouveau Gabon) - Les travaux de la 12e réunion de l’équipe multidisciplinaire du bureau régional pour l’Afrique centrale, tenus du 29 au 30 octobre 2019 à Libreville, auront permis de faire une analyse sans complaisance du secteur agricole de la sous-région.
Dressant le tableau de la situation agro-industrielle de la sous-région, les experts ont unanimement reconnu que le développement de ce secteur reste embryonnaire, aussi bien en amont, qu’en aval de la production, ainsi que dans la chaîne de valeur des systèmes agricoles.
Malgré l’existence de nombreuses pesanteurs, ils ont néanmoins relevé qu’une agro-industrialisation respectant les principes du développement durable, reste possible en Afrique centrale. À condition, ont précisé les participants, « d’inclure les petits producteurs, respecter l’environnement et rester compétitive en prix et en qualité, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Afrique centrale ».
Selon la FAO, il existe trois types d’agro-industrie en Afrique centrale. La petite agro-industrie, souvent familiale, dominée par les transformations locales et artisanales des productions vivrières. Ensuite, la moyenne agro-industrie, dont les activités constituent un très fort potentiel pour soutenir l’agrobusiness dans les pays.
Enfin, les grandes agro-industries qui naissent souvent par le rachat des entreprises publiques ou parapubliques au moment de la privatisation, ou par la signature des partenariats public-privé entre les États et les multinationales. L’exploitation des ressources agricoles de ces grandes multinationales est généralement destinée à la commercialisation sur le marché des matières premières et à l’exportation.
Pour la FAO, un secteur agro-industriel privé établissant un lien entre les producteurs agricoles et les consommateurs peut être un moteur de croissance majeur pour les secteurs agricole et rural non agricole. De ce fait, l’institution onusienne préconise de développer des partenariats public privé pour la promotion des systèmes agroalimentaires inclusifs dans le monde rural.
De plus, « la collaboration effective avec le secteur privé peut contribuer à faire reculer la faim et la malnutrition. Cela grâce à une amélioration de la qualité et de la qualité, dans les domaines de l’agriculture, des pêches, de la foresterie, de la gestion des ressources naturelles ou de la filière alimentaire depuis l’agriculteur jusqu’au consommateur », soutient la FAO.
Stéphane Billé

 
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